lundi 29 mars 2010
SPOTIFY Mobile : le test iPhone et Android
On peut se demander quelle mouche a piqué Apple. Comment se fait-il que des applications comme Spotify ou Deezer soient disponibles sur l'App Store d'Apple ? Ces applications viennent clairement concurrencer Apple sur son propre marché : la musique en ligne. A l'époque où j'avais évoqué l'offre légale musicale, je n'avais pas mentionné les offres illimitées. C'est chose faite désormais.
Mais pourquoi que j'ai besoin de Spotify Mobile ?
- Bah parce que de la musique en illimité pour 10 EUR / mois sur ton mobile, c'est plutôt cool, non ?
- Enfin surtout parce que l'effet "cloud" ça marche d'enfer. T'as même pas besoin de brancher ton téléphone à ton PC pour synchroniser ta musique. Mais si, tu sais bien, le truc super chiant que tu devais faire quand tu le faisais avec iTunes !
- L'effet "cloud" bis : t'as même pas besoin de lui dire de synchroniser. Dès qu'il voit qu'il peut se synchroniser sur une connexion Wi-Fi, il le fait.
- L'effet "cloud" triple axel : t'as 2 téléphones ? Bah ça marche aussi ! Tu peux synchroniser ton compte avec autant de téléphones mobiles que tu le souhaites. Y'a pas de limitations stupides du nombre de terminaux avec lesquels tu peux synchroniser ta musique (je ne vise personne, hum). La seule chose étant que tu ne peux pas écouter de la musique en même temps depuis ton téléphone et un autre par exemple (sauf si tu te forces en mode offline, je laisse les plus malins deviner pourquoi on aurait envie de faire ça...)
- T'es dans la rue, en couverture data de ton opérateur, tu peux écouter de nouvelles chansons en streaming. Si tu as un téléphone Android, tu peux même la synchroniser via le réseau data de ton opérateur (ne marche pas sur iPhone qui ne permet la synchronisation et le téléchargement qu'en Wi-Fi). Attention tout de même à avoir un forfait data "illimité".
De quoi que ça manque Spotify Mobile ?
- L'auto-complétion pour la fonction recherche
- C'est long à synchroniser : comptez environ 15 secondes par morceau.
- Une offre découverte gratuite et anonyme ! Imaginez un instant qu'en lançant l'application sur votre mobile, on vous propose direct d'accéder à 6 millions de titres gratuitement pendant 1 semaine. Au bout d'une semaine, on vous l'enlève. C'est quand même frustrant non ? Vous aurez envie d'acheter non ?
- De la liste "Les Tops" disponible sur la version PC.
- Bug : je peux rajouter douze fois la même chanson à une playlist.
- ça manque une de mes chansons préférées "Someone new" d'Eskobar :(
A quoi que ça ressemble ?
J'utilise Spotify Mobile depuis quelques semaines maintenant et je ne peux plus m'en passer. Ce n'est qu'avec des offres de ce genre que le piratage illégal diminuera et non avec des lois comme HADOPI coutant une belle fortune au contribuable pour un résultat plus que discutable.
A quand la même chose avec les séries TV et les films ?
--------------------------------
Matériel utilisé pour le test :
- PC sous Vista
- iPhone 3GS 16Go
- Nexus One
- casque Sennheiser CX 300
Pré-requis :
- compte Spotify
mardi 9 février 2010
Une version iPhone de son blog Blogger en 5 minutes
Si vous voulez que vos lecteurs puissent lire les articles de votre blog Blogger depuis leur iPhone alors je vous propose une manière rapide de rendre votre blog compatible iPhone en 5 minutes chrono.
C'est une méthode un peu simpliste, pas forcément la meilleure mais en tout cas, la meilleure en terme de rapport qualité / temps que j'ai trouvée pour rendre votre blog lisible depuis un iPhone sans obliger vos lecteurs à zoomer sur vos articles.
Cela tient en une ligne (ou 2) à insérer dans le code source de votre blog. Pour cela, rendez vous dans l'onglet "Mise en page" > "Modifier le code HTML", voir illustration ci-dessous :
Puis, dans le champ de saisie, placez le code suivant :
<meta content='yes' name='apple-mobile-web-app-capable'/>
<meta content='initial-scale=0.72, user-scalable=no' name='viewport'/>
...juste en dessous de la balise ouvrante "<head>" comme ceci (vous pouvez cliquer sur l'image pour la voir en grand) :
La première ligne sert simplement à cacher la barre de navigation du navigateur Safari de votre iPhone une fois la page chargée, ce qui laisse plus d'espace de lecture à vos lecteurs.
La seconde ligne indique à Safari la taille initiale à laquelle il doit afficher votre site. Vous pouvez faire varier la valeur 0,72 jusqu'à obtenir un résultat satisfaisant sur votre iPhone.
Ces 2 lignes n'ayant d'impact que sur les navigateurs Safari pour iPhone, il n'y aura pas d'effets de bord sur les navigateurs web classiques.
Limitations :
Et si j'ai pas Blogger, je fais comment moi m'sieur ? Pour les autres blogs, il existe certainement des plugins beaucoup plus efficaces.
Dernièrement, si vous avez quelques connaissances en JavaScript / CSS et beaucoup plus de temps, vous pouvez rediriger les iPhones vers une version totalement adaptée. Ceci pourra peut-être faire l'objet d'un prochain article...
C'est une méthode un peu simpliste, pas forcément la meilleure mais en tout cas, la meilleure en terme de rapport qualité / temps que j'ai trouvée pour rendre votre blog lisible depuis un iPhone sans obliger vos lecteurs à zoomer sur vos articles.
Cela tient en une ligne (ou 2) à insérer dans le code source de votre blog. Pour cela, rendez vous dans l'onglet "Mise en page" > "Modifier le code HTML", voir illustration ci-dessous :
Puis, dans le champ de saisie, placez le code suivant :
<meta content='yes' name='apple-mobile-web-app-capable'/>
<meta content='initial-scale=0.72, user-scalable=no' name='viewport'/>
...juste en dessous de la balise ouvrante "<head>" comme ceci (vous pouvez cliquer sur l'image pour la voir en grand) :
La première ligne sert simplement à cacher la barre de navigation du navigateur Safari de votre iPhone une fois la page chargée, ce qui laisse plus d'espace de lecture à vos lecteurs.
La seconde ligne indique à Safari la taille initiale à laquelle il doit afficher votre site. Vous pouvez faire varier la valeur 0,72 jusqu'à obtenir un résultat satisfaisant sur votre iPhone.
Ces 2 lignes n'ayant d'impact que sur les navigateurs Safari pour iPhone, il n'y aura pas d'effets de bord sur les navigateurs web classiques.
Limitations :
- si vous avez une colonne à gauche, alors cette solution risque de ne pas être idéale (mais qui affiche des colonnes à gauche de nos jours ?).
- votre colonne de droite sera lisible à condition que l'utilisateur déplace sa zone de visualisation dessus mais encore une fois, ceci est solution "rapide", pas parfaite malheureusement.
Et si j'ai pas Blogger, je fais comment moi m'sieur ? Pour les autres blogs, il existe certainement des plugins beaucoup plus efficaces.
Dernièrement, si vous avez quelques connaissances en JavaScript / CSS et beaucoup plus de temps, vous pouvez rediriger les iPhones vers une version totalement adaptée. Ceci pourra peut-être faire l'objet d'un prochain article...
samedi 6 février 2010
Comparatif UGC / Gaumont & Pathé / MK2
A la lecture récente d'un article à propos de l'augmentation de la fréquentation des salles de cinémas en 2009, j'ai voulu me pencher sur les raisons de cette hausse. D'où provient cette hausse de la fréquentation alors que :
- la crise financière, économique et sociale a atteint son sommet en 2009. Jamais n'ai-je autant entendu parlé de licenciements, de grèves et de séquestrations de patrons qu'en 2009.
- le téléchargement illégal a également augmenté en France en 2009.
- les places de cinéma n'ont jamais été aussi chères.
Tiens, et si on commençait par regarder par là, aux prix des places de cinéma.
Le tableau ci-dessous dresse les différents tarifs des 3 plus grandes chaînes de cinémas en France. Les informations ont été récupérées ce jour sur les sites officiels des chaînes respectives. UGC et Gaumont/Pathé pratiquant des tarifs différents par cinéma, j'ai donc choisi pour la comparaison des cinémas de tailles équivalentes (grands complexes) situés tous 2 à Paris. Il est donc à noter que les tarifs peuvent varier fortement entre différentes salles (même à Paris) d'une même chaîne de cinémas (sauf pour MK2 qui pratique des tarifs identiques partout).
Le tableau ci-dessous présente les différents tarifs. Je n'ai listé ici que les tarifs les plus utiles. Je fais donc l'impasse sur les tarifs -12 ans, carte Vermeil, etc. Notez au passage que Gaumont/Pathé a anticipé la réforme sur l'âge de la retraite en ne proposant de réductions pour les personnes âgées qu'aux plus de 65 ans :)
J'ai regroupé à chaque fois dans différentes couleurs les groupes de tarifs ayant des tarifs similaires. On remarque que c'est le cas pour... l'ensemble des groupes !
Ainsi, à plein tarif, seul Gaumont/Pathé se distingue en proposant un tarif à 10,40 EUR, très compétitif puisque moins cher de 0,10 EUR par rapport à MK2 et UGC qui proposent tous 2 le même tarif à 10,50 EUR.
Autre groupe notable, la carte illimité. Que ce soit chez Gaumont/Pathé ou MK2/UGC, alors là, plus aucune gêne, le tarif est exactement le même : 19,80 EUR / mois. A savoir, le groupe MK2 a récemment rejoint le groupe UGC pour son offre illimité : elle revend donc la même carte illimité qu'UGC. Il est donc normal que le tarif soit le même.
On notera donc que la carte illimitée est intéressante à partir du moment où une personne va 2 fois au cinéma dans le mois. Il est donc certain que les cinémas maintiennent des tarifs de place à l'unité élevés pour nous pousser à nous abonner. Ceci expliquerait, d'après moi, la hausse de la fréquentation des salles en 2009. Arrivera bientôt le moment où la baignoire (d'abonnés aux offres illimitées) sera pleine et l'année 2010 sera peut-être l'année où la fréquentation stagnera ou pire, baissera.
Autant je regrette l'entente évidente entre ces différents groupes de cinémas pour fixer les tarifs des places et nous pousser à nous abonner à leurs offres illimitées, autant je les remercie de prouver que c'est ce type d'offre qui marche et qui devrait être recopié sur le Web. Cela est déjà le cas pour la musique avec Spotify et Deezer mais l'offre illimitée manque cruellement quand on en vient aux films et séries, aux livres et autres contenus culturels.
samedi 30 janvier 2010
Pourquoi l'iPad sera un échec
L'iPad est sorti. On s'attendait à quelque chose de révolutionnaire; on a eu l'iPad. Mais qu'est-ce que l'iPad au juste ? Ou plutôt, que n'est-il pas ?
L'iPad n'est pas une technologie révolutionnaire.
Listons les différentes fonctionnalités de l'iPad une à une telles que présentées sur le site officiel d'Apple.
Safari : déjà vu sur iPhone.
Mail : déjà vu sur l'iPhone.
Photo : déjà vu...
Vidéo : déjà vu...
YouTube : déjà vu ? Oui, déjà vu.
iPod : ...
iTunes : ...
App Store : ...
Plans : ...
Calendrier : ...
Contacts : ...
Écran d'accueil : ...
Notes : ...
Recherche Spotlight : ...
Apparemment, ils ont du recopier la page des fonctionnalités de l'iPhone. Ah non, quand on regarde, voici ce que l'iPhone a de plus que l'iPad :
Appareil photo : et oui, on ne peut pas prendre de photos avec l'iPad. Il n'y a d'ailleurs pas de caméra.
Contrôle vocal : ça n'y est pas sur l'iPad mais qui utilise ça sur l'iPhone de toute façon ?
Boussole : dans le désert, il vaut mieux prendre un iPhone qu'un iPad...
Messages : et non, la carte SIM (en option) ne permet que de se connecter à l'Internet, pas d'envoyer des SMS ni de téléphoner.
Accessibilité : ça doit y être sur l'iPad mais ça n'est pas mentionné.
Modem Internet : c'est en option sur l'iPad. Et sur l'iPhone aussi d'ailleurs, mais ça, c'est de la faute des opérateurs qui y voient une nouvelle façon de facturer le client.
Dictaphone : qui utilise ça de toute manière ?
Kit Nike + iPod : allez courir avec votre iPad :)
Bourse : certainement disponible sur l'iPad également.
Localiser mon iPhone et l'effacer à distance : idem.
En bref :
L'iPad connaîtra un engouement de départ car la marque Apple a une certaine aura mais le réveil sera douloureux.
L'iPad n'est pas une technologie révolutionnaire.
Listons les différentes fonctionnalités de l'iPad une à une telles que présentées sur le site officiel d'Apple.
Safari : déjà vu sur iPhone.
Mail : déjà vu sur l'iPhone.
Photo : déjà vu...
Vidéo : déjà vu...
YouTube : déjà vu ? Oui, déjà vu.
iPod : ...
iTunes : ...
App Store : ...
Plans : ...
Calendrier : ...
Contacts : ...
Écran d'accueil : ...
Notes : ...
Recherche Spotlight : ...
Apparemment, ils ont du recopier la page des fonctionnalités de l'iPhone. Ah non, quand on regarde, voici ce que l'iPhone a de plus que l'iPad :
Appareil photo : et oui, on ne peut pas prendre de photos avec l'iPad. Il n'y a d'ailleurs pas de caméra.
Contrôle vocal : ça n'y est pas sur l'iPad mais qui utilise ça sur l'iPhone de toute façon ?
Boussole : dans le désert, il vaut mieux prendre un iPhone qu'un iPad...
Messages : et non, la carte SIM (en option) ne permet que de se connecter à l'Internet, pas d'envoyer des SMS ni de téléphoner.
Accessibilité : ça doit y être sur l'iPad mais ça n'est pas mentionné.
Modem Internet : c'est en option sur l'iPad. Et sur l'iPhone aussi d'ailleurs, mais ça, c'est de la faute des opérateurs qui y voient une nouvelle façon de facturer le client.
Dictaphone : qui utilise ça de toute manière ?
Kit Nike + iPod : allez courir avec votre iPad :)
Bourse : certainement disponible sur l'iPad également.
Localiser mon iPhone et l'effacer à distance : idem.
En bref :
- l'iPad ne tient pas dans une poche. Steve Jobs a décrit l'utilisateur typique qui visionne une vidéo sur l'iPad debout dans le métro. On voit bien que Steve Jobs ne prend jamais le métro...
- l'iPad ne fait pas téléphone, du moins pas encore. Si on veut utiliser l'iPad n'importe où, il faudra encore mettre la main à la poche. En sachant que les forfaits Internet illimité pour PC oscillent autour de 40 EUR.
- l'iPad ne permet toujours pas de lire du Flash, malgré un processeur plus puissant, malgré les efforts faits par Adobe pour répondre aux reproches d'Apple à propos de sa technologie Flash (Apple reprochait à Adobe que sa technologie Flash était trop gourmande pour l'iPhone). On peut facilement imaginer qu'Apple bloque cette technologie car elle concurrence directement son App Store. En effet, la communauté de développeurs de Flash est beaucoup plus nombreuses que celles de l'iPhone. De plus, les applications Flash n'ont pas besoin d'être téléchargées, ce qui voudrait dire passer outre l'App Store d'Apple. En sachant que pratiquement 5 millions d'applications sont téléchargées sur l'App Store d'Apple chaque jour, cette hypothèse est plus que plausible étant donné les sommes d'argent en jeu.
- l'iPad n'a pas de webcam.
- l'iPad proposera des livres et viendra concurrencer le Kindle d'Amazon et le Sony Reader. Cependant, encore une fois, c'est un peu grand à sortir dans le métro et c'est un peu grand pour emmener dans le lit. De plus, quel est l'intérêt de proposer sur un support dématérialisé un livre au même prix qu'en librairie. On se foutrait pas (encore) un peu de notre gueule là ?
- l'iPad proposera également des abonnements aux journaux ? Euh, les applications des journaux n'existent-elles pas déjà sur l'iPhone ?
L'iPad connaîtra un engouement de départ car la marque Apple a une certaine aura mais le réveil sera douloureux.
lundi 18 janvier 2010
Les offres mobiles dont personne ne parle
La cherté des forfaits mobiles des opérateurs existants n'est plus à démontrer. La France est un des pays où le forfait mobile est le plus cher d'Europe. Récemment condamnés à une amende de 500 millions d'Euros pour entente illégale, les opérateurs rechignent toujours à engager une guerre des prix. A croire que l'amende n'était pas assez élevée pour inciter les opérateurs à se remettre en question. En attendant l'arrivée de Free sur ce marché (2012 normalement), quelles sont les offres mobiles alternatives proposées ? Petit tour de table des offres, parfois peu connues du grand public, à leur grand dam.
Simyo : l'offre est simple, vous payez 0,19 EUR la minute. Ce qui revient à 11,4 EUR de l'heure. Comparé au 20 EUR demandés par les opérateurs, c'est presque 2 fois moins cher. Quant aux SMS, ils sont facturés 0,10 EUR l'unité. L'Internet Mobile quant à lui est hors de prix : 0,05 EUR / 10ko. Sur un iPhone qui consomme en moyenne 1Go par mois, cela représente tout de même la coquette somme de 5242,88 EUR / mois ! On l'aura compris, ce genre de forfait est intéressant si vous avez un usage essentiellement voix, peu de SMS et aucune connexion à l'Internet Mobile requise. La création de la SIM est facturée 9,90 EUR.
Prixtel : l'offre ici fait le pari du (plus ou moins) tout illimité. Les appels illimités sont facturés 50 EUR / mois (on ne va pas chipoter pour le centime censé vous faire penser que le tarif est plus proche des 40 EUR que des 50 EUR) pour un engagement de 24 mois, 55 EUR pour 12. Il existe 2 options au choix, l'une pour les SMS à 10 EUR / mois pour 1000 SMS et l'autre pour l'Internet Mobile à 20 EUR / mois pour 500 Mo. Ainsi, cette offre est vraiment intéressante si vous passez beaucoup d'appels. Encore une fois, l'accent est mis sur la voix plutôt que les SMS et l'Internet Mobile. En effet, pour ceux qui veulent les 3, il existe des offres moins chères chez les opérateurs (Neo 3 ou Illimitycs) même si les plages horaires de l'illimité voix sont limités. A noter également qu'il existe des restrictions quant à l'utilisation de ce forfait dont une en particulier qui me semble assez contraignante : "Durée maximum des appels vers un même numéro : 15h dans le mois". Ainsi, si vous passer beaucoup de temps avec certaines personnes uniquement, il vous sera plus avantageux de vous tourner vers des forfaits "3 ou 5 n° illimité" des opérateurs existants. Dernièrement, il faut déjà avoir un numéro pour pouvoir souscrire, autrement dit, vous ne pouvez pas ouvrir une ligne chez Prixtel.
Zero forfait : comme son nom l'indique, l'offre "zéro forfait" n'en est pas un, de forfait, du moins, pas tout à fait. La minute est 0,19 EUR (moitié moins cher vers 5 n° de votre choix le weekend), le SMS à 0,085 EUR (soit 15% moins cher que Simyo, rappelez-vous) et le Mo est à 0,59 EUR, soit presque 10 fois moins cher que Simyo mais cela fait tout de même 604,16 EUR / mois pour 1 Go. En revanche, il n'y a pas d'engagement sauf de dépenser 15 EUR tous les 3 mois pour garder sa ligne ouverte. Vous pouvez opter pour des options SMS illimités et Internet Mobile, respectivement à 10,90 EUR / mois et 17,90 EUR / mois (débit limité après 250 Mo / mois) et qui plus est pour des options voix. Ainsi, si vous pensez que vous allez passer 1h, 2h, 3h, vous pouvez le déclarer à l'avance en payant respectivement, 8,90 EUR, 14,90 EUR et 19,90 EUR ce qui revient respectivement à 0,15 EUR / min, 0,12 EUR / min et 0,11 EUR / min. L'écart entre le forfait 2h et 3h est assez faible ce qui fait que si vous passez moins de 2h26 d'appels, vous aurez plutôt intérêt à opter pour le forfait 2h et faire les 26 minutes restantes à 0,19 EUR / min. A noter qu'il vous faudra débourser 9,50 EUR de frais d'ouverture ou de transfert de ligne mais contrairement à Prixtel, vous pouvez ouvrir une nouvelle ligne.
Conclusion : si votre consommation voix est faible, vous aurez plutôt intérêt à opter pour l'offre de Zéro Forfait ou de Simyo. Si elle est très forte, Prixtel semble le bon choix. Zéro Forfait et Prixtel permettent de compléter l'offre par des SMS illimités ou presque et par un forfait Internet Mobile qui permettra de faire l'appoint. Si vous voulez absolument cette dernière option, Simyo est à proscrire car toutes les communications data sont hors forfait. L'offre Simyo ne propose pas non plus de forfait SMS et n'est donc intéressante que si vous faites un usage exclusivement voix. Dernièrement, Simyo facture à la seconde dès la 1ère seconde alors que Zéro Forfait facture à la seconde après la 1ère minute indivisible. Sachant que la majorité des appels durent moins d'une minute, ceci est à prendre en compte également.
Personnellement, l'offre Zéro Forfait me semble la plus intéressante. En effet, celle-ci est accessible à bas prix (10 EUR l'ouverture de ligne), ajustable en fonction de sa consommation et modulable (SMS et Internet Mobile). La possibilité de pouvoir suspendre sa ligne 3 mois (sinon compter 15 EUR) est un vrai plus.
NB : ces offres ne proposent pas les téléphones dernier cri (on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre). A partir d'une certaine consommation mensuelle, il devient plus intéressant de prendre un forfait chez un des 3 opérateurs existants si on veut le téléphone dernier cri. Ces offres s'adressent plutôt à une population détenant déjà un téléphone et dont l'usage majoritaire reste la voix et dans une certaine mesure, les SMS.
Prixtel : l'offre ici fait le pari du (plus ou moins) tout illimité. Les appels illimités sont facturés 50 EUR / mois (on ne va pas chipoter pour le centime censé vous faire penser que le tarif est plus proche des 40 EUR que des 50 EUR) pour un engagement de 24 mois, 55 EUR pour 12. Il existe 2 options au choix, l'une pour les SMS à 10 EUR / mois pour 1000 SMS et l'autre pour l'Internet Mobile à 20 EUR / mois pour 500 Mo. Ainsi, cette offre est vraiment intéressante si vous passez beaucoup d'appels. Encore une fois, l'accent est mis sur la voix plutôt que les SMS et l'Internet Mobile. En effet, pour ceux qui veulent les 3, il existe des offres moins chères chez les opérateurs (Neo 3 ou Illimitycs) même si les plages horaires de l'illimité voix sont limités. A noter également qu'il existe des restrictions quant à l'utilisation de ce forfait dont une en particulier qui me semble assez contraignante : "Durée maximum des appels vers un même numéro : 15h dans le mois". Ainsi, si vous passer beaucoup de temps avec certaines personnes uniquement, il vous sera plus avantageux de vous tourner vers des forfaits "3 ou 5 n° illimité" des opérateurs existants. Dernièrement, il faut déjà avoir un numéro pour pouvoir souscrire, autrement dit, vous ne pouvez pas ouvrir une ligne chez Prixtel.
Zero forfait : comme son nom l'indique, l'offre "zéro forfait" n'en est pas un, de forfait, du moins, pas tout à fait. La minute est 0,19 EUR (moitié moins cher vers 5 n° de votre choix le weekend), le SMS à 0,085 EUR (soit 15% moins cher que Simyo, rappelez-vous) et le Mo est à 0,59 EUR, soit presque 10 fois moins cher que Simyo mais cela fait tout de même 604,16 EUR / mois pour 1 Go. En revanche, il n'y a pas d'engagement sauf de dépenser 15 EUR tous les 3 mois pour garder sa ligne ouverte. Vous pouvez opter pour des options SMS illimités et Internet Mobile, respectivement à 10,90 EUR / mois et 17,90 EUR / mois (débit limité après 250 Mo / mois) et qui plus est pour des options voix. Ainsi, si vous pensez que vous allez passer 1h, 2h, 3h, vous pouvez le déclarer à l'avance en payant respectivement, 8,90 EUR, 14,90 EUR et 19,90 EUR ce qui revient respectivement à 0,15 EUR / min, 0,12 EUR / min et 0,11 EUR / min. L'écart entre le forfait 2h et 3h est assez faible ce qui fait que si vous passez moins de 2h26 d'appels, vous aurez plutôt intérêt à opter pour le forfait 2h et faire les 26 minutes restantes à 0,19 EUR / min. A noter qu'il vous faudra débourser 9,50 EUR de frais d'ouverture ou de transfert de ligne mais contrairement à Prixtel, vous pouvez ouvrir une nouvelle ligne.
Conclusion : si votre consommation voix est faible, vous aurez plutôt intérêt à opter pour l'offre de Zéro Forfait ou de Simyo. Si elle est très forte, Prixtel semble le bon choix. Zéro Forfait et Prixtel permettent de compléter l'offre par des SMS illimités ou presque et par un forfait Internet Mobile qui permettra de faire l'appoint. Si vous voulez absolument cette dernière option, Simyo est à proscrire car toutes les communications data sont hors forfait. L'offre Simyo ne propose pas non plus de forfait SMS et n'est donc intéressante que si vous faites un usage exclusivement voix. Dernièrement, Simyo facture à la seconde dès la 1ère seconde alors que Zéro Forfait facture à la seconde après la 1ère minute indivisible. Sachant que la majorité des appels durent moins d'une minute, ceci est à prendre en compte également.
Personnellement, l'offre Zéro Forfait me semble la plus intéressante. En effet, celle-ci est accessible à bas prix (10 EUR l'ouverture de ligne), ajustable en fonction de sa consommation et modulable (SMS et Internet Mobile). La possibilité de pouvoir suspendre sa ligne 3 mois (sinon compter 15 EUR) est un vrai plus.
NB : ces offres ne proposent pas les téléphones dernier cri (on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre). A partir d'une certaine consommation mensuelle, il devient plus intéressant de prendre un forfait chez un des 3 opérateurs existants si on veut le téléphone dernier cri. Ces offres s'adressent plutôt à une population détenant déjà un téléphone et dont l'usage majoritaire reste la voix et dans une certaine mesure, les SMS.
mercredi 13 janvier 2010
10 idées pour les opérateurs existants pour faire face à l'arrivée de Free dans la téléphonie mobile
Avec l'arrivée de Free sur le marché de la téléphonie mobile, les opérateurs et FAI (souvent les mêmes) ont bien du souci à se faire. Voici quelques idées à développer par ces derniers pour faire face à Free.
1 : une offre internationale. Comme pour l'offre de téléphonie vers les pays étrangers des FAI (Fournisseurs d'Accès à Internet), élaborer une offre de communications internationales à un prix raisonnable et pourquoi pas, illimité. En effet, qu'est-ce qui empêche l'opérateur qui est la fois un opérateur télécom et FAI de rediriger les appels émis par des mobiles vers des numéros de fixes à l'étranger sur son réseau Internet. L'appel est ainsi à moitié GSM et à moitié VoIP. Le réseau de data mobile n'est ainsi pas engorgé. De plus, les grosses compagnies comme Orange ou SFR sont implantées dans de nombreux pays. Je ne comprends toujours pas pourquoi SFR me facture une communication internationale alors qu'il est présent au Royaume-Uni (Vodafone UK) et en France (SFR). Contrôlant la communication de bout en bout, il devrait même pouvoir me facturer ces appels comme des appels locaux. Idem pour Orange qui est présent dans ces 2 pays. Free n'a pas ce luxe et pourra difficilement riposter face à ce genre d'offre.
2 : la même chose pour les communications data.
3 : être un intermédiaire de paiement de choix pour les paiements par Internet. Plus d'un million de mini PC ont été vendus en France avec une carte SIM pour se connecter à l'Internet. De la même manière que notre opérateur nous facture lorsque nous faisons des achats multimédia sur l'Internet Mobile (anciennement le WAP) avec notre téléphone, il pourrait nous facturer ces micro paiements chez des marchands Internet. Malheureusement, aucune des SIM vendues avec les mini PC ne permet ce genre de paiement à ce jour.
4 : développer son service clients : Free est connu pour ses déboires avec ses abonnés ; malgré une nette amélioration, Free reste toujours à la traîne : leur service clients est toujours derrière un numéro surtaxé alors que la loi Châtel oblige ce numéro à être gratuit depuis sa promulgation le 5 janvier 2008.
5 : offrir une véritable offre convergente entre le fixe et le mobile. On remarque, malgré une forte baisse du fixe par rapport au mobile ces 10 dernières années, que le fixe remonte légèrement (88% de la population est équipée contre 82% pour le mobile) et a tendance à se stabiliser (source : Enquête annuelle 2009 du CREDOC pour l'ARCEP). L'avenir veut (du moins celui que j'ai en tête) que nous ayons un seul identifiant sur lequel nous pourrons être joint par téléphone, mél ou autre. Malgré un effort raté (exprès ?) d'Orange avec son offre "Twin" (due en grosse partie au fait que les téléphones compatibles avaient une sale gueule) et l'offre "" de SFR, cette offre reste à développer.
6 : Engager une véritable guerre des prix. Si on veut une offre similaire à celle de Free chez Orange, on doit débourser environ 40 EUR contre 30 chez Free alors qu'Orange n'a pas à s'affranchir des coûts de terminaisons des connexions puisque les détenant en propre. Cest d'ailleurs pourquoi Numéricable a récemment une offre triple play à 20 EUR / mois (Alice ayant voulu contrer cette offre en lançant la même 5 jours avant). Ayant leur propre réseau, ils s'affranchissent des 10 EUR de coût de terminaison qu'ils auraient à payer s'ils passaient par les fils de cuivre de l'opérateur historique France Télécom (alias Orange). Ainsi, Orange pourrait engager une guerre des prix en baissant ses tarifs de moitié. Ce serait aussi réduire sa marge de manière incroyable sans compter les risques de procès des autres FAI pour concurrence déloyale (à vérifier) mais cela est bien l'intention voulue en faisant rentrer un 4ème opérateur.
7 : Développer de véritables services à valeur ajoutée autour de la box. Il n'y a qu'à comparer l'ergonomie de la SFR box (anciennement Neuf box), ou de la Orange box avec la box de Sky (http://packages.sky.com/hd/) pour comprendre : leur box a 2 ans d'avance sur les box françaises. On peut accéder au programme TV d'un seul clic, enregistrer ses émissions favorites d'un seul clic, l'émission seule ou bien la série (pratique si on part en vacances), enregistrer plusieurs émissions qui passent en même temps. Il y a une fonction "anytime TV" qui enregistre une flopée de programmes présélectionnés dans laquelle on peut piocher quand on trouve rien d'intéressant. A ce jour, on doit encore payer 4 EUR un film sorti il y a 2 ans pour pouvoir le visionner pendant 48h. Tant que les producteurs de films, les cinémas et le ministère de la culture n'auront pas compris qu'à technologie numérique, il faut une économie numérique adaptée à l'ère du temps, ces offres ne pourront se développer et le piratage continuera de prospérer. Je me passerais de commentaires quant à la loi HADOPI car ce n'est pas l'objet de ce billet. De plus, Orange et SFR sont loin derrière Free dont l'offre TV se rapproche pas mal de celle de Sky. Fait amusant, il suffit de comparer les télécommandes pour avoir une idée de l'offre qui va avec :
Orange : une télécommande carrée avec des boutons de la taille d'épingles. On peut raisonnablement pensée qu'il s'agit de l'offre TV la moins aboutie des 3 gros FAI français.
SFR : même remarque à propos des boutons. Sans compter l'interface que j'ai eu l'occasion de tester : entre le moment où tu appuies sur le bouton pour changer de chaîne et le moment où l'image de ladite chaîne s'affiche, le film est déjà terminé. La possibilité de diffuser l'écran de son ordinateur sur l'écran TV ne marche plus depuis que la sfrbox a remplacé la neufbox apparemment et le disque dur pour enregistrer des programmes est en option (payante bien sûr).
Free : Les boutons sont (enfin) adaptés à la taille de vos doigts. La télécommande peut s'utiliser comme une manette de jeu. Le disque dur pour enregistrer les programmes est inclus (sans surplus dans l'offre à 29,99 EUR) et on peut désormais enregistrer à distance ses programmes.
Sky : la société de Rupert Murdoch a frapper fort. La télécommande a un "grip" en caoutchouc dessous pour une meilleure tenue en main. Les boutons sont adaptés et devinez quoi, il s'agit de la box la plus aboutie que je connaisse à ce jour. "Anytime TV" permet de visualiser des programmes pré-sélectionnés et pré-enregistrés sur la moitié de votre disque dur (l'autre servant de magnétoscope traditionnel) quand vous le souhaitez, l'enregistrement à distance est disponible depuis longtemps, etc.
On peut effectivement juger la qualité des services associés à la box d'un FAI rien qu'en regardant la télécommande de la box.
8 : idem pour la musique. Malheureusement, avec Deezer et Spotify déjà bien en place, il est un peu tard pour les concurrencer.
9 : s'associer avec des constructeurs d'appareils électriques communicants pour proposer des accessoires intelligents et compatibles avec la box. Imaginez que votre FAI vous propose d'acheter une radio wifi (donc connectée à l'Internet de votre box) pour la mettre dans votre cuisine. Celle-ci pourrait deviner vos stations favorites en accédant à votre liste favorites sur la box. Ce système reprendrait le modèle d'Apple avec ses fabricants d'accessoires. Apple vend les produits des fabricants sur son site en ligne en prenant une partie des recettes. Les fabricants sont triés sur le volet et profitent de la mise en avant de la boutique par le FAI.
10 : se refaire une image en proposant de véritables offres illimitées et non des offres "illimitées" limitées à 1/2 ou 1 Go / mois comme celles pour accéder à l'Internet Mobile pour lesquelles les clients d'Orange ont reçu des factures atteignant des sommets (record établi à un peu plus de 150 000 EUR pour une facture d'un abonné Orange).
Personnellement, je vois très bien le même scénario se reproduire avec l'arrivée de Free dans la téléphonie mobile qu'à l'arrivée de Free dans les offres d'accès à Internet. Les opérateurs actuels continueront de s'engraisser jusqu'à l'arrivée effective de Free, réagiront avec des offres agressives pour tenter d'éliminer la concurrence dans l'œuf (ce qu'elle ne réussira pas à faire) puis intenteront procès sur procès jusqu'à ce qu'ils acceptent enfin la triste réalité : pendant qu'ils agitaient les bras, Free a conquis un marché substantiel assez important pour faire de leur offre une offre crédible et viable.
On relira mon article dans 3/4 ans pour voir :)
1 : une offre internationale. Comme pour l'offre de téléphonie vers les pays étrangers des FAI (Fournisseurs d'Accès à Internet), élaborer une offre de communications internationales à un prix raisonnable et pourquoi pas, illimité. En effet, qu'est-ce qui empêche l'opérateur qui est la fois un opérateur télécom et FAI de rediriger les appels émis par des mobiles vers des numéros de fixes à l'étranger sur son réseau Internet. L'appel est ainsi à moitié GSM et à moitié VoIP. Le réseau de data mobile n'est ainsi pas engorgé. De plus, les grosses compagnies comme Orange ou SFR sont implantées dans de nombreux pays. Je ne comprends toujours pas pourquoi SFR me facture une communication internationale alors qu'il est présent au Royaume-Uni (Vodafone UK) et en France (SFR). Contrôlant la communication de bout en bout, il devrait même pouvoir me facturer ces appels comme des appels locaux. Idem pour Orange qui est présent dans ces 2 pays. Free n'a pas ce luxe et pourra difficilement riposter face à ce genre d'offre.
2 : la même chose pour les communications data.
3 : être un intermédiaire de paiement de choix pour les paiements par Internet. Plus d'un million de mini PC ont été vendus en France avec une carte SIM pour se connecter à l'Internet. De la même manière que notre opérateur nous facture lorsque nous faisons des achats multimédia sur l'Internet Mobile (anciennement le WAP) avec notre téléphone, il pourrait nous facturer ces micro paiements chez des marchands Internet. Malheureusement, aucune des SIM vendues avec les mini PC ne permet ce genre de paiement à ce jour.
4 : développer son service clients : Free est connu pour ses déboires avec ses abonnés ; malgré une nette amélioration, Free reste toujours à la traîne : leur service clients est toujours derrière un numéro surtaxé alors que la loi Châtel oblige ce numéro à être gratuit depuis sa promulgation le 5 janvier 2008.
5 : offrir une véritable offre convergente entre le fixe et le mobile. On remarque, malgré une forte baisse du fixe par rapport au mobile ces 10 dernières années, que le fixe remonte légèrement (88% de la population est équipée contre 82% pour le mobile) et a tendance à se stabiliser (source : Enquête annuelle 2009 du CREDOC pour l'ARCEP). L'avenir veut (du moins celui que j'ai en tête) que nous ayons un seul identifiant sur lequel nous pourrons être joint par téléphone, mél ou autre. Malgré un effort raté (exprès ?) d'Orange avec son offre "Twin" (due en grosse partie au fait que les téléphones compatibles avaient une sale gueule) et l'offre "" de SFR, cette offre reste à développer.
6 : Engager une véritable guerre des prix. Si on veut une offre similaire à celle de Free chez Orange, on doit débourser environ 40 EUR contre 30 chez Free alors qu'Orange n'a pas à s'affranchir des coûts de terminaisons des connexions puisque les détenant en propre. Cest d'ailleurs pourquoi Numéricable a récemment une offre triple play à 20 EUR / mois (Alice ayant voulu contrer cette offre en lançant la même 5 jours avant). Ayant leur propre réseau, ils s'affranchissent des 10 EUR de coût de terminaison qu'ils auraient à payer s'ils passaient par les fils de cuivre de l'opérateur historique France Télécom (alias Orange). Ainsi, Orange pourrait engager une guerre des prix en baissant ses tarifs de moitié. Ce serait aussi réduire sa marge de manière incroyable sans compter les risques de procès des autres FAI pour concurrence déloyale (à vérifier) mais cela est bien l'intention voulue en faisant rentrer un 4ème opérateur.
7 : Développer de véritables services à valeur ajoutée autour de la box. Il n'y a qu'à comparer l'ergonomie de la SFR box (anciennement Neuf box), ou de la Orange box avec la box de Sky (http://packages.sky.com/hd/) pour comprendre : leur box a 2 ans d'avance sur les box françaises. On peut accéder au programme TV d'un seul clic, enregistrer ses émissions favorites d'un seul clic, l'émission seule ou bien la série (pratique si on part en vacances), enregistrer plusieurs émissions qui passent en même temps. Il y a une fonction "anytime TV" qui enregistre une flopée de programmes présélectionnés dans laquelle on peut piocher quand on trouve rien d'intéressant. A ce jour, on doit encore payer 4 EUR un film sorti il y a 2 ans pour pouvoir le visionner pendant 48h. Tant que les producteurs de films, les cinémas et le ministère de la culture n'auront pas compris qu'à technologie numérique, il faut une économie numérique adaptée à l'ère du temps, ces offres ne pourront se développer et le piratage continuera de prospérer. Je me passerais de commentaires quant à la loi HADOPI car ce n'est pas l'objet de ce billet. De plus, Orange et SFR sont loin derrière Free dont l'offre TV se rapproche pas mal de celle de Sky. Fait amusant, il suffit de comparer les télécommandes pour avoir une idée de l'offre qui va avec :
SFR : même remarque à propos des boutons. Sans compter l'interface que j'ai eu l'occasion de tester : entre le moment où tu appuies sur le bouton pour changer de chaîne et le moment où l'image de ladite chaîne s'affiche, le film est déjà terminé. La possibilité de diffuser l'écran de son ordinateur sur l'écran TV ne marche plus depuis que la sfrbox a remplacé la neufbox apparemment et le disque dur pour enregistrer des programmes est en option (payante bien sûr).
Free : Les boutons sont (enfin) adaptés à la taille de vos doigts. La télécommande peut s'utiliser comme une manette de jeu. Le disque dur pour enregistrer les programmes est inclus (sans surplus dans l'offre à 29,99 EUR) et on peut désormais enregistrer à distance ses programmes.
Sky : la société de Rupert Murdoch a frapper fort. La télécommande a un "grip" en caoutchouc dessous pour une meilleure tenue en main. Les boutons sont adaptés et devinez quoi, il s'agit de la box la plus aboutie que je connaisse à ce jour. "Anytime TV" permet de visualiser des programmes pré-sélectionnés et pré-enregistrés sur la moitié de votre disque dur (l'autre servant de magnétoscope traditionnel) quand vous le souhaitez, l'enregistrement à distance est disponible depuis longtemps, etc.
On peut effectivement juger la qualité des services associés à la box d'un FAI rien qu'en regardant la télécommande de la box.
8 : idem pour la musique. Malheureusement, avec Deezer et Spotify déjà bien en place, il est un peu tard pour les concurrencer.
9 : s'associer avec des constructeurs d'appareils électriques communicants pour proposer des accessoires intelligents et compatibles avec la box. Imaginez que votre FAI vous propose d'acheter une radio wifi (donc connectée à l'Internet de votre box) pour la mettre dans votre cuisine. Celle-ci pourrait deviner vos stations favorites en accédant à votre liste favorites sur la box. Ce système reprendrait le modèle d'Apple avec ses fabricants d'accessoires. Apple vend les produits des fabricants sur son site en ligne en prenant une partie des recettes. Les fabricants sont triés sur le volet et profitent de la mise en avant de la boutique par le FAI.
10 : se refaire une image en proposant de véritables offres illimitées et non des offres "illimitées" limitées à 1/2 ou 1 Go / mois comme celles pour accéder à l'Internet Mobile pour lesquelles les clients d'Orange ont reçu des factures atteignant des sommets (record établi à un peu plus de 150 000 EUR pour une facture d'un abonné Orange).
Personnellement, je vois très bien le même scénario se reproduire avec l'arrivée de Free dans la téléphonie mobile qu'à l'arrivée de Free dans les offres d'accès à Internet. Les opérateurs actuels continueront de s'engraisser jusqu'à l'arrivée effective de Free, réagiront avec des offres agressives pour tenter d'éliminer la concurrence dans l'œuf (ce qu'elle ne réussira pas à faire) puis intenteront procès sur procès jusqu'à ce qu'ils acceptent enfin la triste réalité : pendant qu'ils agitaient les bras, Free a conquis un marché substantiel assez important pour faire de leur offre une offre crédible et viable.
On relira mon article dans 3/4 ans pour voir :)
jeudi 10 décembre 2009
Quand Facebook viole vos droits et vos données personnelles
Facebook a fait l'objet de multiples critiques quand au traitement des données personnelles de ses utilisateurs. Hier soir, voici ce que Facebook a affiché à tous ses utilisateurs :
Et l'écran suivant :
Comme vous pouvez le constater, Facebook a modifié mes paramètres (que j'avais explicitement relus et paramétrés il y a à peine 2 jours) en passant tous mes paramètres ou presque de "Amis uniquement" à "Tout le monde".
De quel droit Facebook gère t-il mes paramètres personnels à ma place ? De quel droit Facebook change mes données personnelles ?
Il n'en reste pas moins que Facebook reste un outil utile. Néanmoins, ses dirigeants devraient se soucier un peu plus de leurs utilisateurs et un peu moins de leur rentabilité. Facebook ne pourra pas bâtir une stratégie commerciale pérenne en bafouant, que dis-je, en violant les droits et les données personnelles de ses utilisateurs.
Et l'écran suivant :
Comme vous pouvez le constater, Facebook a modifié mes paramètres (que j'avais explicitement relus et paramétrés il y a à peine 2 jours) en passant tous mes paramètres ou presque de "Amis uniquement" à "Tout le monde".
De quel droit Facebook gère t-il mes paramètres personnels à ma place ? De quel droit Facebook change mes données personnelles ?
Il n'en reste pas moins que Facebook reste un outil utile. Néanmoins, ses dirigeants devraient se soucier un peu plus de leurs utilisateurs et un peu moins de leur rentabilité. Facebook ne pourra pas bâtir une stratégie commerciale pérenne en bafouant, que dis-je, en violant les droits et les données personnelles de ses utilisateurs.
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